Le mesurage de la surface habitable fut le premier contrôle obligatoire mise en place pour protéger les propriétaires vendeurs il y a un peu plus de 10 ans (en 1996 et applicable à partir du 19 Juin 1997) et ne concerne que les lots de copropriété, verticale (le plus courant) ou horizontale de plus de 8 m². Les places de stationnement, caves et garages sont explicitement exclus de son champ d'application et par ailleurs, les casiers à skis, balcons ainsi que les greniers (dans la plupart des cas) le sont également.
Le vendeur n'est pas obligé de faire appel à un professionnel pour le mesurage de son bien mais cela est à la fois fortement conseillé d'un point de vue technique mais également fortement conseillé par le notariat. Le mesurage selon la Loi Carrez est en effet particulier.
Premier point : Il ne s'agit pas en effet de mesurer la surface dite habitable mais la superficie dite privative (qui appartient au lot) et leur définition diffère quelque peu.
Second point : la législation étant peu loquace au sujet de la définition exacte de cette superficie privative, il appartient de se référer aux différentes jurisprudences à son sujet afin de mentionner une surface exacte.
S'il est clair au vu des textes que les surfaces dont la hauteur est inférieure à 1m80, ou celles occupées par les murs et cloisons, tout comme les embrasures et les marches, ne sont pas prises en compte, rien n'est précisé dans la législation sur plusieurs autres cas de figure. C'est la jurisprudence qui apporte alors des éclaircissements en ce qui concerne le cas des cumulus, mezzanine, loggia, velux, groupements de lots ...
Car si une différence de plus de un vingtième est constatée entre la surface mentionnée et la réalité, l'acquéreur peut demander une réduction du prix de vente après que celle-ci ait été conclue, la demande devant se faire dans l'année qui suit la signature de l'acte authentique. Et si la mention de cette surface n'a pas été mentionnée dans l'acte de vente, celui-ci peut être annulé (mais la demande doit se faire dans le mois qui suit la signature de l'acte authentique).
Nous sommes bien évidemment formés et assurés pour les mesurages et nous sommes équipés d'un lasermètre Leica d'une précision de 2 mm jusqu'à 200m avec mémorisation des mesures et possibilité de mesurages même par forte luminosité ou au contraire, dans le pénombre.
La Loi "BOUTIN" (Ministre du Logement) dite de mobilisation pour le logement et la lutte contre l'exclusion mentionne à l'article 78 que les baux locatifs doivent désormais indiquer la surface habitable du bien loué. Attention, la définition de la surface habitable n'est pas la même que la superficie privative dite surface "Loi Carrez". On ne peut non plus se baser sur la mention présente dans les éventuels DPE (Diagnostic de Performance Energétique), cette surface inscrite par l'opérateur de diagnostic devant simplement être estimée (ce qui est différent d'un mesurage).
Par ailleurs dans un discours de Mars 2001, Benoist APPARUT compte étendre le régime du métrage Carrez aux locations : le bailleur devra mentionner la surface du logement dans le bail et "si la surface d'un logement est de plus de 5 % inférieure à celle inscrite au bail, le locataire pourra obtenir un réajustement de son loyer en proportion" !
Nos mesurages, que ceux-ci concernent la surface privative (mesurage "Loi CARREZ"), un mesurage de la surface habitable (mesurage "Loi BOUTIN") ou toutes autres surfaces, sont accompagnés d'un croquis à l'échelle avec indication des surfaces pièces par pièces et de certains éléments (portes, fenêtres, équipements sanitaires) tels que représentés par exemple ci-dessous